RDC : fermeture du parc animalier de la vallée de la N’Sele après des attaques à proximité
Le parc animalier de la vallée de la N’Sele, propriété de l’ancien président Joseph Kabila et l’un des sites touristiques les plus fréquentés des Kinois, a été fermé le week-end dernier. 
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Le parc animalier de la vallée de la N’Sele, propriété de l’ancien président Joseph Kabila et l’un des sites touristiques les plus fréquentés des Kinois, a été fermé le week-end dernier. Cette décision intervient après des attaques de la milice Mobondo dans des villages situés à proximité du site, à une cinquantaine de kilomètres du centre-ville de Kinshasa.

Selon des sources locales, les assauts ont eu lieu samedi 8 novembre 2025 dans les villages de Kingunu et Kisia, tous deux situés dans le groupement de Kingakati, non loin du parc et de la résidence de l’ex-chef de l’État. Les assaillants, armés de fusils et de machettes, ont d’abord pris pour cible un poste de police. Le bilan fait état d’au moins cinq policiers tués, selon le bourgmestre de la commune de Maluku.

L’armée congolaise est intervenue peu après. Les autorités font état de neuf miliciens tués et d'une soixantaine arrêtés. Deux militaires auraient été grièvement blessés lors des échanges de tirs. Des opérations de ratissage se poursuivent dans la zone, où des patrouilles de combat ont été déployées pour sécuriser le périmètre.

Face à ces violences, des centaines d’habitants ont fui la zone. Plusieurs familles, dont de nombreux enfants, ont trouvé refuge à Menkao-Centre, tandis que d’autres ont rejoint la périphérie de Kinshasa.

Le motif de l’attaque demeure incertain. Les autorités locales s’interrogent sur un éventuel lien entre la milice et la présence du parc de Kabila, ou s’il s’agissait simplement d’une opération de pillage pour se ravitailler en armes.

En attendant, le Parc de la vallée de la N’Sele reste fermé au public. Aucune date de réouverture n’a été annoncée, et la famille Kabila n’a pas encore réagi.

Apparue en 2022 au cœur du conflit communautaire Teke-Yaka, la milice Mobondo continue de semer la terreur dans plusieurs provinces de la RDC. Malgré le déploiement des Forces armées congolaises et la signature d’accords de paix en 2023 et 2024, son activisme a déjà provoqué le déplacement de plus de 220 000 personnes, selon plusieurs rapports humanitaires.


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