​Nord-Kivu : le GADHOP sensibilise les déplacés de Musimba sur la Résolution 1325
Dans un contexte sécuritaire de plus en plus précaire, le Groupe d’associations de défense des droits de l’homme et de la paix (GADHOP) a franchi une nouvelle étape dans son plaidoyer pour l'implication des femmes dans la sécurité. Une séance cruciale de sensibilisation s'est tenue à Musimba, en zone de santé de Musienene.
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Le 16 février 2026, à Musimba dans la zone de santé de Musienene (Lubero), le Groupe d’associations de défense des droits de l’homme et de la paix (GADHOP) a franchi une étape clée de son plaidoyer pour la sécurité en sensibilisant les déplacés internes. Au cœur des échanges : « Comprendre les quatre piliers de la Résolution 1325 qui s'articulent autour de la participation, la prévention, la protection et le relèvement ».

Cette séance de sensibilisation, animée par Madame Yolande Kalungero, s'inscrit dans le cadre du projet ambitieux : « Femme, paix et sécurité : vulgarisation des instruments juridiques et mise en place des mécanismes communautaires d’alerte précoce à Butembo et ses environs ». Mis en œuvre par les structures féminines du réseau GADHOP avec l'appui technique et financier du Fonds pour les Femmes Congolaises (FFC), l'événement a réuni plusieurs dizaines de personnes, dont 38 femmes déplacées.

Le thème, centré sur la Résolution 1325, rappelle l'obligation des gouvernants d'impliquer davantage les femmes dans la recherche et la consolidation de la paix. Pour ces déplacés internes, arrivés début février de l'axe Mangurejipa-Butembo, l'enjeu était de comprendre comment contribuer à la paix alors qu'ils se trouvent eux-mêmes dans une situation de précarité extrême et de déplacement (kuangayika).

Malgré l'importance de ces instruments juridiques, les femmes présentes ont livré un témoignage poignant sur leur quotidien. Elles ont lancé un véritable cri d'alarme au gouvernement congolais, qualifiant leur situation d'errance de « catastrophique ».

« Il n'est pas facile de jouer un rôle dans la recherche de la paix en étant déplacée », ont-elles rappelé avec force.

Tout en encourageant le GADHOP qui les oriente vers les services de protection existants (PNC, FARDC, chefs de localités), les participantes ont souligné les limites de ces structures qui, faute de moyens, restent souvent sans réponses adéquates aux problèmes sécuritaires.

Leur recommandation aux FARDC est d'agir en urgence pour éradiquer le phénomène ADF, dont l'activisme s'est intensifié ces derniers mois. Au-delà de la théorie des quatre piliers, ces femmes n'ont qu'une seule volonté profonde : que la sécurité soit rétablie pour leur permettre de regagner enfin leurs villages respectifs.


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