Le bilan est lourd à Mambimbi-Isigo : au moins 15 morts, des disparus et des habitations incendiées. Dans la nuit du 6 au 7 février 2026, les rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) ont une nouvelle fois semé la mort, provoquant un exode massif des populations vers le secteur des Bapere.
L’horreur a frappé aux heures tardives. Selon des sources locales concordantes, les assaillants ont investi le village de Mambimbi-Isigo sans sommation, ne laissant aucune chance aux résidents. Parmi les 15 victimes identifiées figurent au moins deux femmes.
L'incursion ne s'est pas limitée aux assassinats. Les assaillants ont incendié au moins sept maisons, aggravant une situation humanitaire déjà critique. « C’était une terreur indescriptible », rapportent des témoins ayant fui la zone. À l'heure actuelle, de nombreux habitants manquent encore à l'appel, laissant craindre une révision à la hausse du nombre de victimes.
Face à cette barbarie, les survivants n'ont eu d'autre choix que l'errance. Des déplacements massifs de populations sont signalés vers les localités de Njiapanda et Manguredjipa. Ces zones de refuge se retrouvent aujourd'hui sous pression, alors que des familles entières arrivent démunies de tout.
La société civile du territoire de Lubero a fermement condamné cette attaque, qualifiant l'insécurité de « chronique » malgré la présence militaire.
« Le gouvernement doit jouer pleinement son rôle régalien de protection des citoyens », a déclaré un responsable local, exigeant un renforcement urgent des dispositifs de sécurité pour mettre fin à l'activisme des groupes armés.
Cette nouvelle tragédie vient rappeler la fragilité extrême du Nord-Kivu, où le quotidien des civils reste rythmé par la peur et le deuil.