Le village de Mulambula, situé dans le groupement de Bashikasa/Mungombe (Chefferie de Wamuzimu), a été le théâtre d’un violent braquage dans la nuit du 17 au 18 janvier 2026. Entre traumatisme des victimes et soupçons de complicité interne, la tension est vive.
Il était environ 23 heures lorsque des individus lourdement armés et cagoulés ont fait irruption dans le quartier Bizi. Les assaillants ont ciblé simultanément plusieurs établissements, dont une buvette, une pharmacie ainsi que les domiciles de Messieurs Papy et Mwetaminwa.
Le récit des victimes témoigne d'une violence extrême : ligotées et passées à tabac à coups de crosse, elles ont été maintenues sous la menace directe d'armes chargées. Après avoir neutralisé toute résistance, les malfrats ont pris le temps de piller méthodiquement les fonds de commerce et économies personnelles avant de se retirer sans être inquiétés.
L'enquête populaire s'oriente désormais vers une possible complicité interne. Des témoins rapportent des mouvements suspects : des éléments assimilés aux « Wazalendo » auraient été aperçus à des heures indues en pleine discussion avec le chef de localité de Mulambula. Ces individus prétendraient agir sous les ordres du chef de groupement de Mungombe.
Plus troublant encore, une plainte déposée par les victimes après une précédente tentative de vol aurait reçu une réponse glaciale de la part du chef de groupement. Ce dernier aurait déclaré, selon des propos rapportés en swahili :
« Vous, les gens de Mulambula, vous faites trop les malins. Ce n’est que le début, vous n’avez encore rien vu, ils vont bien vous corriger. »
Pour la population locale, le doute n'est plus permis : une partie des autorités coutumières serait de mèche avec les bandits qui écument la région. Face à ce sentiment d'abandon et d'insécurité chronique, les habitants de Mulambula appellent à une intervention urgente des autorités provinciales et militaires pour démanteler ces réseaux et sécuriser un village devenu une cible facile.