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Sécurité

Masisi sous les bombes : 42 civils blessés admis à l’hôpital, MSF confirme deux décès

Le bilan de bombardement en zone résidentielle est lourd, l’hôpital de Masisi a admis des dizaines de civils blessés, dont de nombreux enfants. Face à cette nouvelle escalade, l’ONG MSF dénonce le mépris des engagements internationaux.

Le 2 janvier, l’Hôpital général de référence de Masisi a été le théâtre d’une arrivée massive de blessés. À la suite d’une frappe aérienne ayant touché un quartier résidentiel, 42 personnes ont été admises en urgence, présentant des traumatismes sévères et des blessures par éclats d’obus.

Les équipes de Médecins Sans Frontières (MSF), mobilisées aux côtés du personnel local, ont travaillé sans relâche pour stabiliser les victimes. Malgré cette prise en charge rapide, le bilan fait état de deux décès survenus peu après l’admission. Les 40 autres blessés, principalement des femmes et des enfants, demeurent actuellement hospitalisés.

Cette attaque intervient alors que la région subit une recrudescence des affrontements entre l’AFC/M23 et les forces régulières (FARDC) alliées à des groupes locaux. MSF, témoin direct des violences qui ravagent l’est de la RD Congo, pointe du doigt le non-respect flagrant des traités protégeant les populations civiles.

« Nous constatons d’importantes violences et le non-respect des engagements internationaux visant à garantir la sécurité des civils et l’assistance humanitaire », alertent les équipes sur le terrain.

Face à ce cycle de violence qui continue de provoquer des milliers de déplacés, l’organisation humanitaire lance un appel solennel à tous les belligérants. Elle exige l’arrêt immédiat de toute action mettant en péril la vie et la santé des populations civiles. 

« MSF appelle toutes les parties au conflit à cesser toute action qui met en danger les populations civiles et menace leur santé et leur bien-être », martèle l’organisation humanitaire.

Dans un Est du Congo meurtri, la sécurité des populations et le respect de l’assistance médicale restent, plus que jamais, des priorités vitales non garanties. Ces bombardements dans les zones résidentielles, est un cas parmi d’autres, a souligné un notable du coin.