Dans la nuit du vendredi 15 au samedi 16 novembre, le centre de santé de référence de Byambwe, dans le territoire de Lubero, a été la cible d’une attaque attribuée aux rebelles présumés ADF. Des malades ont été tués, et les locaux ainsi que le matériel médical ont été vandalisés.
En réaction, les prestataires de santé de la zone de Biena ont décidé de suspendre les activités de toutes les structures sanitaires pour une durée de 48 heures. Cette décision a été prise lors d’une assemblée générale extraordinaire tenue mardi 18 novembre dans la salle de réunion de la zone de santé de Biena, à Nziapanda.
Selon un membre de l’Union des infirmiers et infirmières du Congo (UNIIC), cette mesure vise à protéger les patients et à interpeller les autorités sur la nécessité d’assurer la sécurité des travailleurs de santé et des populations dans cette région en proie aux violences des ADF.
Par ailleurs, de nouvelles attaques ont été signalées dans la chefferie de Baswagha, entre mardi et mercredi. Les villages de Vusanza et Tsaka-Tsaka, situés près de Mabambi sur l’axe Butembo-Vuyinga, ont été touchés, faisant au moins cinq morts. Ces violences ont provoqué un déplacement massif des habitants vers des zones jugées plus sûres.