Kalehe : le CICR assiste plus de 45 000 personnes dans sept localités de Bunyakiri
Le CICR a choisi l'assistance monétaire. Une opération de distribution de « cash » a été organisée dans sept localités clés, notamment à Mafuo, Buoro, Musenyi, Mumbiri, Ciriba, Mubamba et Kaberi.
  • 0
  • 0
Faites défiler vers le bas pour découvrir

Face à la détresse humanitaire qui frappe la zone de Bunyakiri, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a déployé une assistance financière d'envergure. Plus de 45 000 personnes, arrachées à leur quotidien par l'insécurité, respirent enfin.

Le paysage verdoyant du territoire de Kalehe, au Sud-Kivu, cache une réalité brutale, celle de milliers de familles contraintes à l'errance. Depuis plusieurs mois, la recrudescence des violences dans la zone de Bunyakiri a jeté sur les routes des populations entières, abandonnant derrière elles terres et habitations pour chercher refuge dans les localités voisines.

Pour répondre à l'urgence de la situation, le CICR a choisi l'assistance monétaire. Une opération de distribution de « cash » a été organisée dans sept localités clés, notamment à Mafuo, Buoro, Musenyi, Mumbiri, Ciriba, Mubamba et Kaberi. Au total, ce sont plus de 45 000 bénéficiaires, incluant les déplacés mais aussi les familles d'accueil souvent essoufflées, qui ont reçu ce soutien.

L’objectif de cette méthode est simple : offrir aux victimes la liberté de choisir. Qu’il s’agisse d’acheter des vivres, de payer des soins médicaux ou de subvenir aux besoins scolaires de leurs enfants, cette flexibilité est essentielle pour restaurer une forme de dignité au cœur de la crise.

Sur le terrain, le soulagement est palpable. Pour ces familles qui ont tout perdu, chaque franc compte. Muteule Kwimire, qui a fui le village de Ciriba, témoigne de la précarité extrême dans laquelle les déplacés sont plongés :

« Depuis notre déplacement, nous souffrons énormément. Les enfants tombent malades et manquent de quoi manger. Cet argent va me permettre d’acheter à manger pour mes enfants. »

Si cette aide financière apporte un répit vital, la situation sécuritaire dans le Sud-Kivu demeure le défi majeur. En attendant un retour à la stabilité, la solidarité humanitaire reste, pour ces milliers de déplacés, le seul rempart contre l'indifférence.


Article Précédent Rutshuru : la société civile dénonce l’omission de la nomination d’un chef d’antenne de la CENI
Article Suivant Rutshuru : des plantules de bananes attaquées par le Wilt bactérien dans le Bweza

ARTICLES CONNEXES

--}}