Les États-Unis d'Amérique ont sanctionné, jeudi 25 juin, la raffinerie Gasabo Gold Refinery LTD, basée à Kigali, au Rwanda, ainsi qu'un réseau de sociétés minières rwandaises. Washington les accuse de faciliter le trafic illicite de minerais provenant de l'est de la République démocratique du Congo au profit de la rébellion de l'AFC-M23.
Les sanctions américaines visent également M. Jean Malic Kalima, président de Gasabo Gold Refinery LTD, Bosco Kayobotsi, son directeur général, ainsi que les sociétés Bugambira Mines LTD, Wolfram Mining and Processing LTD et Rwinkwavu Mining Corporation LTD.
Les avoirs de ces personnes et des sociétés concernées sont désormais gelés aux États-Unis. En outre, toute transaction avec des citoyens ou des entreprises américaines leur est interdite. Ces nouvelles sanctions interviennent après la signature des accords de Washington entre la RDC et le Rwanda, au début du mois de décembre 2025.
Dans le cadre de sa politique visant à mettre fin aux conflits dans l'Est de la RDC, Washington avait déjà imposé des sanctions aux Forces de défense rwandaises (RDF) ainsi qu'à quatre de leurs officiers supérieurs pour leur « soutien opérationnel direct » à l'AFC-M23.
Ces nouvelles sanctions sont perçues comme une volonté des États-Unis de dissuader les acteurs impliqués, de près ou de loin, dans la crise sécuritaire qui sévit dans l'est de la RDC. Toutefois, selon les autorités congolaises, malgré les accords de paix conclus entre les deux pays, l'armée rwandaise continue d'apporter un soutien opérationnel à la rébellion de l'AFC-M23. Dans le même volet, certaines sources au sein des nations unies ont également signalé le non respect des engagements pris par la RDC dans cet accord, entre-autres, la neutralisation des FDLR.