Goma : la Fondation Dido Kayembe célèbre la résilience des femmes au stade paralympique
La Fondation Dido Kayembe a organisé une journée de solidarité et d'écoute au Stade Paralympique de Goma. Cette initiative, intitulée « Heshima kwa Mama », visait à honorer les femmes de la région, particulièrement celles vivant avec un handicap et les déplacées de guerre, en leur apportant un soutien tant matériel que moral.
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À l’occasion du mois de la femme, la Fondation Dido Kayembe a organisé une journée de célébration et de soutien en faveur des femmes de Goma et ses environs le dimanche 29 mars. Entre moments de partage, écoute des doléances et assistance matérielle, l’événement a mis en lumière la force des femmes démunies et celles vivant avec handicap dans une région meurtrie par les conflits.

Le Stade Paralympique de Goma a vibré, ce week-end, au rythme de la solidarité. Sous l’initiative de Dido Kayembe, responsable de la Fondation qui porte son som, plusieurs dizaines de femmes, dont plusieurs membres de l’équipe de basket-ball en fauteuil roulant, se sont réunies pour clôturer les festivités du mois de mars. Loin des simples discours protocolaires, cette activité baptisée « Heshima kwa Mama » (Honneur à la maman) s'est voulue une réponse concrète à la précarité qui frappe plusieurs foyers de l'Est de la RDC.

Pour marquer son soutien, la fondation a procédé à une distribution de pagnes et d’enveloppes financières symboliques. 

« Nous avons voulu remettre notre part de contribution pour permettre à ces femmes d’être un peu plus présentes et soutenues au sein de leurs familles », a expliqué Dido Kayembe à votre rédaction rédaction. 

Pour les bénéficiaires, ce geste va au-delà du don matériel. Justine Lubo, l’une des participantes, n’a pas caché son émotion : 

« Nous disons merci beaucoup pour ce travail. La fondation ne nous a pas abandonnées, elle s'est souvenue de nous, les femmes vivant avec handicap et les femmes valides. Que Dieu bénisse Dido pour qu'il continue cette œuvre. »

L'événement a également servi de cadre à un travail de fond sur la santé mentale et les droits humains. En partenariat avec les organisations HWV (Help World Vision), TCN et AFRIYAN RDC, des groupes de discussion ont été mis en place. L'objectif était de permettre à ces femmes, souvent victimes collatérales des guerres récurrentes dans le Nord-Kivu et d'autres abus, de libérer leur parole.

« Nous avons organisé des séances de détraumatisation pour discuter de leurs besoins urgents », souligne Jean-Claude Mubala, coordonnateur de HWV. « Ces femmes nous ont raconté des histoires poignantes. À Goma, tout le monde est vulnérable d'une manière ou d'une autre à cause des conflits armés. »

Le constat dressé lors de cette journée est interpelateur, car la majorité de ces femmes portent seules la charge de leur foyer dans des conditions d'extrême pauvreté. Face à l'ampleur des besoins, Dido Kayembe promet que cette action n’est qu’une étape et compte aller plus loin. 

« Ce n’est pas la dernière fois que nous venons. Nous avons recueilli leurs doléances. Le besoin est croissant et nous reviendrons, d'une manière ou d'une autre, avant la fin de l'année pour les aider encore », a-t-il affirmé en guise de conclusion.

Alors que le mois de mars s'achève, le message porté au Stade Paralympique de Goma résonne comme un rappel. À Goma, la célébration de la femme est indissociable de la lutte pour sa dignité et sa sécurité.


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