Focus Info
vendredi 6 novembre 2026
AccueilSociétéSécuriteInformationPolitiqueActualitéSantéSportEducationDiscours de HaineAgricultureEntrepreneuriat
À la une
Alerte sanitaire en Ituri : à Mongwalu, la riposte contre Ebola fait face au double défi de l’insécurité et des intempériesOctobre Rose : la société Haojin au cœur de la solidarité et de la lutte contre le cancer du sein à GomaMambasa : des dégâts considérables à Makumo après le passage d’une violente tempêteL’EUFGO veut un championnat de haute facture pour l’exercice 2026-2027 : 182 matchs au programme et appel strict au fair-playCoup d’envoi de l’EUFGO : le champion en titre DC Espoir au défi de l’ambitieux Académie BwenderaÉlections de mi-mandat 2026 aux États-Unis : le basculement du Congrès et ses ondes de choc sur la RDCCrise sécuritaire en RDC : le FRN condamne les exactions des forces coalisées de Kinshasa et rejette les accusations sur UviraSituation politique en RDC : à Goma, la population oscille entre appel au dialogue et exigence d’une ligne dure face à KinshasaGoma : le chef de la MONUSCO James Swan s’entretient avec Joseph Kabila et les dirigeants du FRNKamituga : gronde des transporteurs de carburant face aux « tracasseries » des Hydrocarbures
Société

Crise de la paie à Mwenga : la société civile lance un ultimatum pour sauver l’école

À Mwenga, la tension monte entre les enseignants et leurs agences de paie. Privés de salaire depuis deux mois, les « professionnels de la craie » sont au cœur d’une bataille menée par la société civile, qui exige une régularisation immédiate sous peine de voir l’éducation locale s’effondrer.

Le constat est amer pour les enseignants du territoire de Mwenga. Alors qu’ils viennent de traverser la période cruciale des épreuves certificatives, beaucoup se retrouvent aujourd’hui sans ressources. En cause : un retard persistant des salaires de mars et d’avril, une situation que le bureau de coordination de la société civile locale ne compte plus laisser passer.

Itebo Samuel, n’a pas mâché ses mots en dénonçant une « manœuvre visant à détruire l’éducation » dans la région. Les regards sont désormais braqués sur l’IFOD et la Caritas Uvira, les deux organismes chargés de la distribution des salaires dans cette partie du Sud-Kivu.

Face à ce qu’il qualifie de gestion défaillante, le représentant de la société civile a fixé une ligne rouge : tout doit être rentré dans l’ordre au plus tard le 15 mai.

Au-delà de l’urgence financière, c’est tout le système de sous-traitance de la paie qui est remis en question. La société civile interpelle directement l’État congolais, exigeant une révision profonde des conventions liant le gouvernement à ces deux agences. Pour les acteurs locaux, le maintien de ces accords, en l’état, fragilise chaque jour un peu plus la stabilité scolaire.

Dans ce contexte explosif, une question demeure : l’année scolaire pourra-t-elle se terminer dans le calme ? Tout en pressant les autorités d’agir, Lungele Itebo Samuel a lancé un appel vibrant à la résilience des enseignants. En les exhortant à éviter la grève malgré la précarité, il mise sur leur sens du sacrifice pour ne pas pénaliser des élèves déjà proches de la fin de l’année.

Reste à savoir si cet appel au calme suffira à apaiser des enseignants dont la patience, comme leurs poches, semble désormais vide.