Alors que les rideaux s'apprêtent à tomber sur la 35ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations, la République Démocratique du Congo s'offre une place de choix en finale. Si les Léopards ont quitté la compétition prématurément, l’arbitrage congolais, lui, s’apprête à marquer l’histoire.
La Confédération Africaine de Football (CAF) a tranché : la grande explication entre les Lions de l’Atlas du Maroc et les Lions de la Teranga du Sénégal sera dirigée par un trio 100% congolais. Jean-Jacques Ngambo Ndala officiera au sifflet central, épaulé par ses compatriotes Guylain Ngila et Mwanya Mbilizi.
Cette désignation ne doit rien au hasard. Après avoir dirigé avec brio le match d'ouverture, ce trio confirme son statut de référence sur le continent. Pour les observateurs, c’est une preuve éclatante de la confiance renouvelée par la Commission d’arbitrage de la CAF envers le savoir-faire congolais.
L’enjeu dépasse largement le cadre d'un simple match de football. Dans un tournoi parfois émaillé de polémiques arbitrales, ces trois hommes portent sur leurs épaules la responsabilité de garantir l’équité et de préserver l’image du football africain.
Pour Jean-Jacques Ndala, l'enjeu est double. Déjà retenu dans le cercle très fermé des officiels pour la prochaine Coupe du Monde, l'arbitre congolais joue ici sa plus belle carte. Sous les yeux du monde entier, il aura la lourde tâche de protéger l'image du tournoi et de prouver que le sifflet africain peut diriger les plus grandes affiches avec autorité et impartialité.
En entrant sur la pelouse pour cette finale de prestige, ce trio ne se contentera pas de diriger un match : il portera l’honneur d’une nation et l’espoir d’un renouveau historique pour l’arbitrage congolais, désormais replacé au centre de l’échiquier continental.