Pénurie d’eau potable à Kinshasa : la galère quotidienne des habitants de plusieurs communes
Dans plusieurs quartiers de Kinshasa, l’accès à l’eau potable est devenu un luxe. Des semaines de coupures à répétition plongent les ménages dans une situation critique, alors que la crise est accentuée par les intempéries et de multiples pannes techniques.
À Mont-Ngafula, Ngaliema, Masina et dans d’autres communes de la capitale congolaise, les robinets restent désespérément à sec. Pour les habitants, cette pénurie d’eau prolongée paralyse le quotidien. Les activités ménagères de base, l’hygiène et la préparation des repas se transforment en défis de tous les instants.
Dès l’aube, le décor est le même dans de nombreux quartiers : des files d’attente interminables s’étirent devant les rares points d’eau fonctionnels ou les forages de fortune. Enfants, femmes et hommes sillonnent les rues des heures durant, bidons et seaux en main, espérant ramener de quoi subvenir aux besoins élémentaires de leur foyer.
Sur le terrain, cette situation précaire est aujourd’hui aggravée par les fortes pluies récentes, dont les eaux de ruissellement charrient sable et boue, rendant le traitement de l’eau plus complexe. En parallèle, des défaillances techniques touchant les installations électriques et les pompes réduisent encore davantage la production globale.
Face à ce cumul de contraintes logistiques et météorologiques, la population continue de subir l’impact de ces interruptions chroniques. Épuisés par ces coupures qui s’étirent parfois sur plusieurs semaines, les Kinois restent dans l’attente de solutions durables pour sortir de ce parcours du combattant.