L'alerte est désormais officielle. Depuis ce samedi 7 février 2026, la zone de santé d'Idjwi signale une "augmentation significative" de la circulation du virus. Le Dr Aimé Nkemba, médecin-chef de zone, a confirmé que plusieurs aires de santé sont touchées, mettant en péril la santé des nourrissons et des jeunes enfants.
Face à cette menace, le médecin-chef de zone, le Dr Aimé Nkemba, ne veut perdre aucune minute. Déjà, les rouages de la riposte s’activent : la Division provinciale de la santé déploie des mesures d'urgence pour vacciner massivement les enfants exposés. L’objectif est clair : ériger un rempart immunitaire pour briser la transmission communautaire et éviter que ce foyer ne se transforme en tragédie humaine.
« Nous avons alerté la province et nous nous organisons pour une prise en charge permanente des malades », assure le Dr Nkemba, soulignant que chaque vie sauvée dépend de la rapidité d'exécution sur le terrain.
Sur l’île, l’appel à la solidarité et à la prudence est lancé à toutes les familles. Les autorités sanitaires exhortent les parents à la plus grande vigilance. Dès les premiers signes, fièvre intense, toux ou éruptions cutanées, le réflexe doit être immédiat : rejoindre le centre de santé le plus proche. Dans cette course contre la montre, une prise en charge précoce reste l'unique moyen de barrer la route aux complications sévères comme la pneumonie ou la malnutrition.
Cette bataille pour la santé des enfants d'Idjwi se mène également sur le front logistique. Avec le soutien technique et financier de l’UNICEF, les stocks de vaccins et de médicaments sont acheminés pour garantir la continuité des soins. Si la menace est réelle, la mobilisation, elle, est totale pour ramener la sérénité au sein des foyers de la province.