Reprise des combats au Sud-Kivu : le M23 et les FARDC s'affrontent violemment pour Kamanyola et Katogota
Ces affrontements ont eu des conséquences humanitaires immédiates et dramatiques. Les tirs d'artillerie ont provoqué une fuite massive de la population civile.
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La situation sécuritaire s'est brutalement dégradée dans le Sud-Kivu, où des combats intenses opposent les Forces armées de la RDC (FARDC) et les élemnets de l'AFC-M23. Les affrontements se concentrent autour des localités stratégiques de Katogota et Kamanyola, situées le long de la Route Nationale 5 (RN5), à une cinquantaine de kilomètres au sud de Bukavu. 

Les hostilités, qui avaient repris mardi, se sont intensifiées aux premières heures du mercredi 3 décembre 2025. Selon des sources locales, les rebelles de l'AFC-M23 auraient lancé un assaut sur les positions avancées des FARDC à Katogota vers 3 heures du matin. Suite à l'ordre de riposte, les FARDC et les miliciens Wazalendo ont repoussé les assaillants vers le nord, en direction de Kamanyola.

Selon vertaines sources, à la mi-journée de ce mercredi, la ville de Kamanyola était coupée en deux :

Les FARDC contrôlent la partie sud.

L'AFC-M23 occupe la partie nord, s'étendant jusqu'à la frontière rwandaise.

L'armée congolaise affirme avoir repoussé les rebelles et récupéré certaines localités du Sud-Kivu. Cependant, cette information n'a pas été confirmée par des sources indépendantes.

Ces affrontements ont eu des conséquences humanitaires immédiates et dramatiques. Les tirs d'artillerie ont provoqué une fuite massive de la population civile. La population de Kamanyola, cherchant désespérément à se mettre à l'abri, a fui en direction du Rwanda via Bugarama. Initialement confrontés à la fermeture des barrières frontalières, les réfugiés congolais ont finalement été autorisés à traverser par les autorités rwandaises au cours de la journée de mercredi.

Des témoins rapportent des scènes de désolation : pertes humaines (morts et blessés), destructions importantes (maisons, écoles et églises incendiées) et la paralysie complète des activités scolaires, sociales et économiques dans toute la plaine de la Ruzizi.

Ces attaques surviennent dans un contexte diplomatique particulièrement tendu. Elles ont eu lieu à peine 24 heures avant l'entérinement annoncé, à Washington, d'un accord de paix entre le Président Félix Tshisekedi et son homologue rwandais Paul Kagame. La reprise de la violence jette une ombre sérieuse sur la crédibilité de cet accord, étant donné que le Rwanda est accusé par Kinshasa de soutenir activement le M23/AFC.


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