Dans un message de fin d'année au ton solennel, l’autorité morale de l'AARC (Actions Alternatives pour la Renaissance du Congo), l'honorable Élysée Munembwe Tamukumwe, dresse un bilan critique de la situation actuelle du pays. Entre dénonciation des injustices et appel au dialogue sous l’égide de la CENCO et de l’ECC, elle trace la voie d’une renaissance congolaise pour l’année nouvelle.
Alors que s'achève l'année 2025, le regard de l'honorable Élysée Munembwe sur la République démocratique du Congo reste empreint de gravité. Pour la présidente de l’AARC, l’heure n’est pas uniquement aux réjouissances, mais à une introspection nationale.
« Notre chère Patrie demeure malheureusement plongée dans une zone de profondes turbulences… L’heure est plutôt à la réflexion lucide, à la vérité et à la solidarité nationale », a-t-elle déclaré pour planter le décor de cette fin d'année.
Elle pointe du doigt les plaies béantes du pays qui sont notamment la persistance du conflit dans l'Est et une gouvernance qu'elle juge défaillante. Selon elle, le système actuel fragilise les fondements mêmes de l'État : « Nous dénonçons avec fermeté la dérive autoritaire qui fragilise notre jeune démocratie. »
Face aux tensions communautaires, l’autorité morale de l’AARC érige le « vivre-ensemble » en rempart contre le chaos. Elle s'inquiète particulièrement des discours de haine et de la stigmatisation de certains concitoyens, surtout ceux d’expression kinyarwanda. L'honorable Élysée Munembwe est catégorique sur la nécessité de l'inclusion.
« Le Congo ne se reconstruira ni par la haine tribale ni par l’exclusion, mais dans l’harmonie entre toutes ses filles et tous ses fils. C’est le prix d’une paix durable. », souligne-t-elle.
Elle met en garde contre l'acharnement visant les populations de l'Est, y voyant un « risque de creuser une fracture entre l’Est et l’Ouest de notre pays », un scénario qu'elle refuse de voir se concrétiser.
Un appel au dialogue : « dépasser nos égos ».
L'issue de la crise actuelle passe, selon l’AARC, par une concertation nationale inclusive. L'honorable Élysée Munembwe apporte un soutien sans faille à l'initiative de médiation portée par les leaders religieux de la CENCO et de l’ECC. Pour elle, le salut de la RDC exige un sacrifice de la part de la classe politique.
« Nous appelons à dépasser nos égos et soutenir la démarche de nos pères spirituels... afin de trouver des réponses durables aux problèmes qui nous divisent et de regarder désormais dans la même direction, qui est celle de l’intérêt supérieur de la Nation. », a-t-elle martelé
En se tournant vers l'avenir, la présidente de l'AARC engage son parti dans une lutte pour la dignité humaine. Elle souhaite que 2026 marque la fin d'un cycle de précarité pour le peuple congolais, espérant voir enfin un pays « capable d’offrir à ses enfants autre chose que les bruits des armes et le spectacle de la misère. »
Elle conclut son message de voeux de Noël et du nouvel an 2026, par un appel au courage collectif, souhaitant que l'année nouvelle soit celle du changement de paradigme : « Que l’année 2026 soit celle de la rupture définitive avec les mauvaises pratiques du passé qui ruinent notre devenir. »