L’acteur politique congolais, Jean-Claude Kibala, a vivement critiqué l’actuelle gouvernance de la République Démocratique du Congo. S'appuyant sur les propos passés d'Emmanuel Macron, il pointe une « incapacité » de l'État à restaurer sa souveraineté et prédit une chute du régime au plus tard d'ici 2028.
Le ton est donné. Pour Jean-Claude Kibala, le diagnostic posé par le président français Emmanuel Macron lors de sa visite à Kinshasa en mars 2023, déplorant l'incapacité de la RDC à restaurer sa souveraineté militaire et administrative depuis 30 ans, n’était pas une offense, mais un « miroir de la réalité ». Selon l'opposant, cette vérité, bien que difficile à entendre, est partagée par une large partie de la population congolaise.
« C’est une vérité que beaucoup de Congolais expriment depuis longtemps, souvent au prix du silence ou de la répression », martèle-t-il.
L’acteur politique dresse un réquisitoire sévère contre le mandat de Félix Tshisekedi, articulé autour de trois échecs régaliens majeurs :
L’intégrité territoriale : il déplore une incapacité chronique du régime Tshisekedi à sécuriser les frontières du pays.
La sécurité des citoyens : il souligne un climat d'insécurité persistant et généralisé pour les populations civiles à travers le pays.
La protection des libertés : et déplore une dérive répressive du régime face à la contestation.
Le texte partagé sur sa page X, souligne un contraste entre la victoire militaire de 2013 contre le M23 (Mouvem nt du 23 mars) et l'état actuel des forces armées de la RDC (FARDC). Pour Jean-Claude Kibala, l’opportunité de professionnaliser l’armée a été sacrifiée sur l’autel de « l’improvisation » et du « populisme » par le régime Tshisekedi. Plus grave encore, il accuse le pouvoir en place d'utiliser des discours de haine pour masquer ses carences managériales et l'enrichissement personnel de ses cadres.
« On ne fait pas taire une nation qui souffre », prévient-il, s’adressant directement aux soutiens du régime.
Loin de sombrer dans le fatalisme, Jean-Claude Kibala conclut sur une note de résilience. Il voit en la diversité ethnique de la RDC non pas une faiblesse, mais une force « riche et légendaire » capable de relever le pays. Son plaidoyer final est un appel à rebâtir la nation sur des fondations solides qui sont : la paix, la justice et, surtout, la vérité.
« Un peuple peut être patient, mais jamais éternellement aveugle », conclut-il, signifiant que le temps de la reddition de comptes approche pour les dirigeants de Kinshasa.
La RDC se trouve donc désormais à la croisée des chemins, entre une gestion qualifiée de mensongère et une aspiration profonde à un renouveau démocratique.