L’étau se resserre autour du vice-premier ministre chargé de l’Intérieur et de la Sécurité. Ce 13 avril 2026, l’honorable Yangotikala Senga Laddy a officiellement déposé une motion de défiance contre Jacquemin Shabani Lukoo, pointant du doigt une gestion sécuritaire jugée défaillante et une passivité alarmante face à la souffrance des Congolais.
Par une correspondance officielle adressée au bureau de la chambre basse, le député élu de Kisangani, Yangotikala Senga Laddy, a franchi l'étape supérieure en transmettant une motion de défiance visant directement le patron de la sécurité intérieure. Ce document, enregistré sous la référence 031/ASN/CAB/YSL/04/2026, marque le début d'une épreuve de force politique majeure.
Le grief principal porté contre Jacquemin Shabani Lukoo réside dans l'incapacité flagrante du gouvernement à assurer la protection des citoyens et de leurs biens. Depuis sa prise de fonction, le constat est tel que l’insécurité n’est plus une exception géographique, elle est devenue chronique et généralisée à travers la République démocratique du Congo.
De la capitale Kinshasa, désormais en proie à une criminalité urbaine incontrôlée et à l'activisme des « kuluna » et des assassinats ciblés, jusqu’aux territoires les plus reculés de la République démocratique du Congo, le sentiment d'abandon est total. La situation dans l'Est du pays, tandis que de nouveaux foyers de tension s'allument dans des zones autrefois paisibles, sans qu'aucune réponse proportionnée ne soit apportée par le gouvernement.
Au-delà des chiffres et des rapports de violence, c'est l'attitude même du ministre qui est au cœur de la colère de plusieurs Congolais et sûrement des parlementaires également. Plusieurs voix soulignent une indifférence notoire de la part de Jacquemin Shabani Lukoo. Alors que le sang coule et que les populations civiles fuient leurs foyers, les politiques dénoncent un manque d'empathie et, surtout, une absence de stratégie concrète pour restaurer la paix et sécuriser le peuple congolais.
Conformément aux procédures constitutionnelles, Jacquemin Shabani Lukoo devra désormais se présenter devant la représentation nationale pour justifier ses actions ou son inaction. Si la motion est adoptée par la majorité des députés, le ministre sera contraint de remettre sa démission au Premier Ministre.
Pour de nombreux observateurs, cette motion est le reflet d'un ras-le-bol généralisé. Le débat qui s'annonce à l'Assemblée nationale ne sera pas seulement celui d'un homme, mais celui de toute la politique sécuritaire de la nation. Pour Jacquemin Shabani Lukoo, le compte à rebours a commencé.