Un drame d’une rare cruauté s’est produit dans la nuit du 27 au 28 février 2026 dans la cellule Vukonderya, quartier Kamesembonzo, commune de Bulengera, en ville de Butembo (Nord-Kivu). Une femme d’environ 48 ans et domiciliée au quartier Mukalangiro, commune de Vulamba, a été retrouvée égorgée par des inconnus.
Le corps de la victime a été découvert dans la cellule Bukondi, à la limite entre la ville de Butembo et le territoire de Lubero. Les circonstances exactes de ce meurtre demeurent floues, et les auteurs ainsi que les mobiles de cet acte ignoble ne sont pas encore connus.
Contactée, la société civile de la commune de Bulengera confirme l’information et exprime sa vive inquiétude face à la recrudescence de l’insécurité dans cette partie de la ville.
Cette structure citoyenne déplore ce qu’elle qualifie de défaillance des services de sécurité, appelés pourtant à assurer la protection des personnes et de leurs biens.
Tout en condamnant avec la dernière énergie cet acte barbare, la société civile appelle les autorités compétentes à diligenter des enquêtes sérieuses et approfondies afin d’identifier les auteurs et de les traduire devant la justice.
Elle insiste également sur la nécessité pour les services de sécurité, notamment les services de renseignement, de jouer pleinement leur rôle pour prévenir de tels crimes.
Par ailleurs, la population est invitée à redoubler de vigilance et à adopter la culture de la dénonciation, en signalant toute personne ou activité suspecte susceptible de menacer la sécurité collective, a dit un agent de sécurité interrogé à ce sujet.
Notons que l’article 16 de la Constitution congolaise témoigne clairement que la vie de la personne porte un caractère sacré et ne peut continuer à être banalisée par les sans conscience. C'est aux services de l’État d'assumer totalement ses devoirs et missions pour la protection des vies humaines.