Alors que les festivités du passage à l'an 2026 battaient leur plein, le secteur des Bapere a été le théâtre d'une attaque meurtrière ce jeudi soir. Le bilan, encore provisoire, fait état de plusieurs victimes civiles et militaires.
La célébration du Nouvel An a tourné au drame à Manguredjipa. Ce jeudi 1er janvier, aux alentours de 20 heures, des hommes armés identifiés comme des rebelles ADF (Forces démocratiques alliées) ont surgi dans le quartier Katanga, semant la mort et la désolation parmi les habitants rassemblés pour les festivités.
L'attaque a provoqué un mouvement de panique généralisée, poussant de nombreux résidents à s'enfuir vers la brousse environnante. Si les premières informations font état de deux civils tués et de plusieurs blessés graves, d'autres sources locales livrent un bilan plus lourd. Selon ces dernières, l'incursion aurait coûté la vie à six personnes, dont deux soldats des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
Le secteur touché, comprenant les quartiers Katanga et Maendeleo (situés à environ 7 km à l'ouest de Manguredjipa), est au cœur des préoccupations sécuritaires. Ce bastion du nord-ouest du territoire de Lubero est régulièrement la cible de groupes armés, malgré la présence des forces régulières.
Actuellement, les forces de sécurité sont déployées sur le terrain pour des opérations de fouille et de sécurisation de la zone. Les autorités craignent toutefois que le bilan ne s'alourdisse à mesure que les recherches progressent dans les secteurs reculés.
Cette nouvelle tragédie vient rappeler la fragilité de la situation sécuritaire dans la province du Nord-Kivu, où les populations civiles continuent de payer le prix fort des conflits armés.