Des tirs nourris ont été entendus dans la nuit du mercredi 18 au jeudi 19 février 2026, au quartier Vighole, dans la commune de Mususa, en ville de Butembo (Nord-Kivu).
Selon plusieurs sources locales, ces détonations seraient liées à des affrontements armés entre deux groupes de Wazalendo, engagés dans des échanges de tirs depuis le début de la soirée de mercredi jusqu’au matin de ce jeudi. Cette situation a provoqué une vive inquiétude au sein de la population, contrainte de rester cloîtrée dans ses habitations, paralysant ainsi les activités socioéconomiques dans la zone vers le matin. Certaines écoles ont du même retourner les élèves à la maison ce jeudi par précaution.
Pour l’instant, les causes exactes de ces affrontements demeurent inconnues.
Réagissant à cet incident, la Société civile Forces vives, noyau communal de Mususa, dit être profondément surprise par ce comportement qu’elle juge contraire aux idéaux de paix et de protection des civils. Son président, Me Moïse Ndekeyonge, condamne fermement la paralysie des activités observée au quartier Vighole, causée par ces échanges de tirs entre deux factions Wazalendo.
« Nous condamnons avec la plus grande fermeté ces actes qui plongent la population dans la peur. Nous appelons la synergie des Wazalendo à interpeller les responsables de ces groupes afin de leur rappeler leur mission première, celle de la protection des civils », a-t-il déclaré.
La société civile exhorte également les autorités urbaines et communales à ouvrir des enquêtes approfondies pour déterminer les causes de ces violences et à traduire les auteurs devant la justice, afin qu’ils répondent de leurs actes.
À noter que la région de Butembo est actuellement marquée par la présence accrue de plusieurs groupes armés, qui disent agir sous prétexte de protéger la population contre l’insécurité et les agressions. Une situation qui, paradoxalement, continue d’exposer les civils à des violences récurrentes.