Mwenga : un cri du cœur de la société civile pour sauver la vie sauvage
À l’occasion de la Journée mondiale de la vie sauvage, ce 3 mars, la société civile de Mwenga appelle à une prise de conscience urgente. Entre menaces climatiques et braconnage, le territoire se bat pour protéger un patrimoine naturel vital.
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À l’occasion de la Journée mondiale de la vie sauvage ce 3 mars, le Cadre de concertation territorial de la société civile (CCTSC) tire la sonnette d’alarme. Face aux menaces croissantes qui pèsent sur l’écosystème local, l’heure est à la sensibilisation et à la protection des ressources naturelles. Entre menaces climatiques et braconnage, le territoire se bat pour protéger un patrimoine naturel vital.

Le constat de Mukamba Milenge, président du Cadre de concertation territorial de la société civile (CCTSC), est sans appel : l’homme est aujourd'hui le principal prédateur de son propre écosystème. À Mwenga, la biodiversité n'est pas qu'un décor ; elle est le pilier invisible de la survie locale.

Instituée par les Nations unies, cette journée rappelle que protéger la faune et la flore revient à protéger notre propre avenir. Pourtant, sur le terrain, la réalité est inquiétante. Le changement climatique, la pollution et le braconnage grignotent chaque jour un peu plus les habitats naturels du territoire. Cette dégradation rompt un équilibre fragile dont dépendent pourtant des milliers d'habitants.

Cette année, l’accent est mis sur un trésor souvent ignoré : « les plantes médicinales et aromatiques ». À Mwenga, ces ressources sont le cœur battant de la santé communautaire. Grâce à leurs vertus antibactériennes et anti-inflammatoires, elles constituent la base de la médecine traditionnelle.

Mais au-delà de la santé, c’est une véritable économie de subsistance qui est en jeu. La récolte et le commerce de ces plantes soutiennent les revenus de nombreux ménages. Or, la surexploitation et le commerce illégal menacent aujourd'hui de faire disparaître cette « pharmacie à ciel ouvert ».

Face à ces défis, le CCTSC de Mwenga lance un appel vibrant à la population. L'objectif est double : sensibiliser à la beauté de notre faune sauvage et instaurer une gestion durable des ressources. Pour la société civile, il est temps de passer de la prédation à la protection afin de maintenir l’équilibre écologique de cette entité et de garantir, demain, les moyens d'existence de chacun.


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