Lubero : trois enfants meurent après une intoxication présumée aux champignons à Kitaki, la société civile appelle au calme
Selon les informations recueillies auprès des sources locales et relayées par la société civile Forces vives de Kipese, les victimes sont deux garçons et une fille âgés de 8 à 11 ans. Le premier enfant est décédé le mardi 2 juin, pendant que les deux autres ont succombé dans la nuit du mercredi 3 au jeudi 4 juin 2026.
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La tristesse et l'émotion dominent actuellement le village de Kitaki, situé à quelques kilomètres à l'est de l'agglomération de Kipese, dans le territoire de Lubero au Nord-Kivu. Trois enfants ont perdu la vie après avoir consommé des champignons soupçonnés d'être à l'origine d'une intoxication alimentaire survenue le samedi 30 mai dernier.

Selon les informations recueillies auprès des sources locales et relayées par la société civile Forces vives de Kipese, les victimes sont deux garçons et une fille âgés de 8 à 11 ans. 
Le premier enfant est décédé le mardi 2 juin, pendant que les deux autres ont succombé dans la nuit du mercredi 3 au jeudi 4 juin 2026. 

Les deux garçons étaient issus d'une même famille. Outre ces décès, cinq personnes restent hospitalisées au centre de santé de référence de Kipese où elles bénéficient d'une prise en charge médicale. 

Les responsables sanitaires indiquent que deux patients présentent un état de santé jugé préoccupant et nécessitent une surveillance renforcée. Cette tragédie a également provoqué des tensions au sein de la communauté. Un habitant de la région, identifié comme Kambale Vitsenge, a été admis au centre de santé de référence de Kipese après avoir échappé à un acte de justice populaire.

Certaines personnes le soupçonnaient d'être lié à l'origine des champignons consommés. Une foule en colère s'en est prise à lui avant que son intervention ne soit stoppée grâce à l'action rapide des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP). Malgré ce sauvetage, deux de ses habitations en paille ont été incendiées.

Face à cette situation, la société civile Forces vives de Kipese a exprimé sa profonde compassion aux familles endeuillées et sa solidarité envers les personnes hospitalisées.

Dans son communiqué, elle appelle la population à faire preuve de retenue et à éviter toute forme de justice populaire.

« Toute accusation doit être examinée par les autorités compétentes dans le respect de la loi », rappelle l'organisation citoyenne.

La société civile encourage par ailleurs les services de santé à poursuivre la prise en charge des malades et invite les autorités administratives, judiciaires et sanitaires à diligenter des enquêtes afin de déterminer les circonstances exactes de ce drame.

Alors que les investigations se poursuivent, les acteurs communautaires insistent sur la nécessité de privilégier les voies légales et de renforcer la sensibilisation de la population sur les risques liés à la consommation de champignons dont l'origine ou la nature ne sont pas suffisamment connues.


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