Kamituga : le journaliste Rachid Igunzi Johnson victime d’une violente attaque à main armée
Des malfrats non identifiés ont fait irruption chez le superviseur d’Elila TV, également enseignant à l’École secondaire Tangila. Patrick Kilosho, coordonnateur de l’ASBL « Debout Kamituga », a vivement condamné cette agression. Il souligne que les assaillants semblent agir avec persistance.
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La ville de Kamituga, dans la province du Sud-Kivu, est de nouveau secouée par l’insécurité. Dans la nuit du lundi au mardi 30 décembre 2025, le journaliste Rachid Igunzi Johnson a été la cible d’une incursion d’hommes armés à son domicile du quartier Sporting.

Des malfrats non identifiés ont fait irruption chez le superviseur d’Elila TV, également enseignant à l’École secondaire Tangila. Selon des sources locales, les assaillants ont fait usage de violence, tabassant les membres de la famille présents avant de s'emparer de plusieurs biens de valeur.

Cette attaque s'inscrit dans une série d'actes criminels visant les membres de la société civile locale. Patrick Kilosho, coordonnateur de l’ASBL « Debout Kamituga », a vivement condamné cette agression. Il souligne que les assaillants semblent agir avec persistance. 

« Ces bandits ont tenté de me retrouver à plusieurs reprises sans succès, s'en prenant même à des personnes sur mon passage. Aujourd'hui, c'est notre secrétaire, Rachid Igunzi, qui est frappé », a-t-il déploré.

L’émotion est vive au sein de la corporation médiatique. Eric Ombeni Kibukila, président de la sous-section Mwenga-Kamituga de l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC), a lancé un SOS aux autorités. Il plaide pour une protection renforcée des professionnels des médias, particulièrement vulnérables dans ce contexte de crise sécuritaire qui gangrène l'Est de la République Démocratique du Congo.

De son côté, l’ASBL « Debout Kamituga » interpelle directement les services de sécurité. Le constat est amer. Selon elle, les zones périphériques de la ville, délaissées au profit du centre-ville, sont devenues des proies faciles pour les groupes armés. La population, plongée dans l'angoisse, attend désormais des actions concrètes des autorités pour restaurer l'autorité de l'État.


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