Insécurité à Butembo : les activités paralysées ce mardi sur appel des mouvements citoyens
Répondant à l'appel des mouvements citoyens, la population a observé une journée de contestation contre la dégradation du climat sécuritaire dans ce carrefour commercial du Nord-Kivu.
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Ce mardi 13 janvier 2026, l'activité économique et sociale est totalement paralysée à Butembo. Répondant à l'appel des mouvements citoyens, la population a observé une journée de contestation contre la dégradation du climat sécuritaire dans ce carrefour commercial du Nord-Kivu.

Dès l'aube, le quartier Furu, dans la partie nord de la ville, est devenu le point chaud de la contestation. Des colonnes de fumée noire s'élèvent au-dessus des artères principales où des pneus ont été incendiés, certains dès la veille au soir. Les barricades érigées sur les axes stratégiques ont rendu la circulation quasi impossible, marquant le début d'une journée de paralysie totale.

Sur le boulevard Président de la République, habituellement bouillonnant, le silence est inhabituel. Les rideaux de fer des magasins sont restés baissés. Les institutions bancaires, piliers de cette cité marchande, tournent au ralenti : si quelques accès dérobés permettent de traiter les urgences, l'activité est officiellement suspendue.

Dans les quartiers, l'heure est aux rassemblements spontanés. Des groupes d'habitants discutent avec ferveur de l'impasse sécuritaire et de la crise sociopolitique qui frappe la province du Nord-Kivu.

Le secteur de l'éducation paye également un lourd tribut à cette mobilisation. Des écoles primaires aux bancs de l’université, les salles de classe sont restées vides. Par mesure de précaution, la majorité des parents ont choisi de garder leurs enfants à l’abri. Les rares élèves ayant tenté de rejoindre leurs établissements ont été contraints de rebrousser chemin avant 9 heures du matin.

Si le centre-ville est figé, un contraste est observé dans les zones périphériques. À Rughenda, Mutiri, Vuhira ou encore Katwa, la vie ne s'est pas totalement arrêtée. Bien que le rythme y soit nettement ralenti, une partie de la population tente de maintenir un semblant d'activité, malgré le mot d'ordre de la synergie des mouvements citoyens et des groupes de pression.


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