Goma : la grande prière d’Aïd El Adha au stade de l’Unité annulée face à la menace de l’épidémie d’Ebola
Face à la menace épidémique qui pèse sur la région, la municipalité a dû modifier ses plans à la dernière minute. En effet, alors que les préparatifs de la communauté musulmane s'accéléraient, le maire de Goma, Désiré Ngabo Kisuba, a tranché en publiant un nouveau communiqué officiel qui annule le rassemblement initial.
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Revirement inattendu à Goma. Alors que les préparatifs allaient bon train pour la célébration de la fête de l'Aïd El Adha (Tabaski), la mairie de Goma a pris la décision d'annuler le grand rassemblement de prière initialement prévu ce mercredi 27 mai 2026 au stade de l’Unité. C'est à travers un communiqué officiel publié ce lundi que l'autorité urbaine a sonné l'alarme face à la résurgence du virus Ebola.

Le maire de la ville Désiré Ngabo Kisuba, a annulé les dispositions adaptées à peine trois jours plus tôt. En effet, le communiqué officiel N°3072/034/J.038/M-G/2026 vient contredire et abroger la note du 22 mai qui autorisait le rassemblement massif des fidèles.

Ce revirement n'est pas le fruit du hasard. L'autorité urbaine justifie cette mesure drastique par des « informations et directives » urgentes émanant directement des autorités sanitaires de la province. La concentration de plusieurs milliers de personnes dans l'enceinte du stade de l'Unité représentait, selon les experts, un risque de propagation hors de contrôle pour l'épidémie à virus Ebola qui sévit dans la région.

« Contrairement au communiqué officiel n° 3072/33/J.38/M-G/2026 du 22 mai 2026, le maire de Goma informe la communauté islamique de la ville qu’au regard des informations et directives des autorités sanitaires, la grande prière de l’Id El Adha (TABASKI) initialement prévue au stade de l’Unité ce mercredi 27 mai 2026 est annulée. »

Loin de vouloir interdire la célébration de cette fête majeure du calendrier islamique, l’autorité urbaine en appelle plutôt à une réorganisation décentralisée et responsable. Le maire invite instamment les responsables de la communauté musulmane ainsi que l'ensemble des fidèles à se tourner vers leurs mosquées respectives pour y effectuer les prières rituelles, évitant ainsi un brassage de population trop massif à l'échelle de la ville.

Le retour aux lieux de culte de proximité s'accompagne d'une obligation stricte : l'application rigoureuse des mesures d'hygiène et des gestes barrières. Les points de lavage des mains, la prise de température et la distanciation sociale devront être scrupuleusement de mise à l'entrée et à l'intérieur de chaque mosquée.

Cette décision rappelle la fragilité du contexte sanitaire dans l'est de la République Démocratique du Congo, où la vigilance face aux épidémies reste une priorité absolue de sécurité publique. Les leaders religieux de la communauté islamique locale sont désormais attendus au tournant pour faire respecter ces consignes afin que la ferveur de la Tabaski ne se transforme pas en un vecteur de crise sanitaire.


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