Face à la recrudescence des cas d'Ebola, le royaume du Bahreïn a annoncé, ce mardi 19 mai, la suspension immédiate des entrées sur son territoire pour les voyageurs en provenance de la République démocratique du Congo (RDC), du Soudan du Sud et de l'Ouganda.
Cette mesure restrictive, prévue pour une durée initiale d'un mois, s'applique à l'ensemble des vols passagers. Elle vise à contenir les risques de propagation du virus alors que la situation sanitaire s'aggrave dans la région des Grands Lacs et en Afrique de l'Est.
Dans un communiqué officiel, l’autorité des affaires de l’aviation civile du royaume a détaillé les contours de cette décision. Pour les ressortissants étrangers, une interdiction totale d'accès au territoire bahreïni pour les voyageurs non nationaux arrivant de ces trois pays, tandis que pour leurs propres citoyens, le retour reste autorisé, mais ces derniers se verront imposer un protocole sanitaire strict et un suivi médical rigoureux dès leur descente d'avion.
« Cette mesure fait suite aux récentes alertes de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) concernant l'évolution de la situation épidémiologique dans les pays concernés », précise le communiqué des autorités aéroportuaires.
Cette décision intervient alors que les derniers bilans épidémiologiques confirment une accélération de la contagion. En RDC, épicentre de cette nouvelle vague, la situation est particulièrement préoccupante : les autorités sanitaires congolaises ont recensé le mardi 19 mai, 543 cas suspects et déplorent déjà 136 décès imputés au virus.
Pour l'heure, le Bahreïn est l'un des premiers pays du Golfe à réactiver des restrictions de voyage d'une telle ampleur pour endiguer la menace d'une crise sanitaire internationale.