Est de la RDC : un protocole d’accord signé entre l’Appel de Genève et l’AFC-M23 pour le dialogue humanitaire
Ce jeudi 26 mars, un tournant humanitaire s'est opéré à Goma avec la signature d'un protocole d'accord entre l’organisation internationale Appel de Genève et la coordination politique de l’AFC-M23. Ce document officialise l’instauration d’un dialogue permanent dédié à la protection des civils dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu, épicentres des tensions actuelles dans l’Est de la RDC.
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Un pas significatif vers la régulation humanitaire dans l'est de la République démocratique du Congo a été franchi ce jeudi 26 mars à Goma. Un protocole d’accord a été officiellement signé entre l’organisation internationale Appel de Genève et la coordination politique de l’AFC-M23, instaurant un cadre de dialogue humanitaire dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu, durement touchées par la reprise des hostilités.

Pour Alain Délétroz, Directeur général de l’Appel de Genève, cet acte vient formaliser une collaboration de terrain déjà amorcée. 

« C’est une pierre marquée de manière officielle du travail qui a déjà commencé et qui devra continuer », a-t-il précisé, plaçant cette signature sous de meilleurs auspices pour la protection des non-combattants.

Cette étape cruciale a été confirmée par Corneille Nangaa, coordonnateur politique de l’AFC-M23. Sur sa page X (anciennement Twitter), ce dernier s’est félicité de cette avancée :

« Enchanté de conclure ce jour à Goma avec la Fondation Appel de Genève, un Protocole d’accord sur le dialogue humanitaire : Sécurité, Stabilisation, Consolidation et Protection de la population civile jusqu’à la libération totale de la RDC, conformément au Droit International Humanitaire. Engagement de l’AFC/M23. »

L’enjeu de ce partenariat repose sur la responsabilisation des porteurs d’uniforme. La mission de l’Appel de Genève est d’amener les combattants à respecter scrupuleusement les populations civiles et à instaurer les mécanismes nécessaires pour garantir leur sécurité.

Concrètement, l’organisation suisse mise sur l’éducation technique. 

« Dans chaque contexte, on regarde quels sont les problèmes et après, avec les autorités militaires, on met en place des programmes de formation », a expliqué Alain Délétroz. 

Ces modules permettent aux commandants de prendre pleine conscience de leurs responsabilités vis-à-vis du Droit International Humanitaire (DIH), transformant les engagements politiques en réalités protectrices sur le terrain.


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