Débat constitutionnel en RDC : Jean-Claude Katende accuse Félix Tshisekedi de « trahison »
Le président de l’ASADHO a violemment chargé le chef de l’État sur la question de la révision constitutionnelle, affirmant que ce dernier avait rompu la confiance avec le peuple congolais. Il accuse le président Tshisekedi de trahison.
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Le débat sur la révision ou le changement de la Constitution franchit un nouveau cap de tensions en République démocratique du Congo. Dans une déclaration particulièrement virulente publiée sur sa page X (ex-Twitter), Jean-Claude Katende, président de l’Association africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO), a frontalement attaqué le chef de l’État, Félix Tshisekedi, actant une rupture de confiance qu'il estime désormais définitive avec le peuple congolais et une trahison.

S'opposant de manière catégorique aux velléités de réforme constitutionnelle portées par le camp présidentiel, la figure de la société civile a dressé un réquisitoire sans concession :

« Le Président Tshisekedi a trahi le peuple, trahi son serment, trahi sa parole, trahi sa conscience, trahi la Constitution. Pouvons-nous encore lui faire confiance ? NON. », a-t-il écrit. 

Au-delà de la crise de confiance, les opposants au projet redoutent que toucher à la loi fondamentale n'ouvre la boîte de pandore dans un contexte sécuritaire déjà critique. Pour de nombreux observateurs et acteurs de la société civile, déstabiliser les institutions actuelles par un changement constitutionnel risque de fragiliser l'unité nationale et de faire le jeu des ennemis du pays, favorisant ainsi le spectre d'une partition ou d'une balkanisation du pays.

Face aux accusations de complicité de déstabilisation régulièrement brandies par le pouvoir contre les voix dissidentes, l'activiste a d'ailleurs immédiatement inversé la charge de la preuve. 

« Vous perdez votre temps, c'est vous qui êtes les agents de la balkanisation du Congo », a-t-il lancé à l'adresse des partisans de la réforme, pointant du doigt la responsabilité du régime dans cette fragilisation potentielle du territoire.

Cette sortie médiatique intervient dans un contexte de vives tensions politiques. Le projet de réforme constitutionnelle, soutenu par le camp présidentiel, cristallise les oppositions. Si les partisans du pouvoir y voient une opportunité d’adapter les institutions aux réalités du pays, l'opposition et une grande partie de la société civile craignent une manœuvre destinée à verrouiller le pouvoir au profit du président Félix Tshisekedi.

Alors que la classe politique et l'opinion publique se fracturent autour de l'avenir de la loi fondamentale, cette prise de position incisive du président de l'ASADHO illustre le fossé grandissant qui sépare désormais le sommet de l'État d'une partie majeure des organisations de défense des droits humains.


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