Une attaque armée survenue dans la nuit du lundi 31 août au mardi 1ᵉʳ septembre dans le village de Ndwali, situé sur la rive ouest du lac Édouard, dans le parc national des Virunga, a fait au moins quatre morts et une dizaine de blessés, selon un bilan provisoire recueilli auprès des sources locales à Vitshumbi.
Les victimes blessées ont été évacuées vers des centres de santé de Vitshumbi et de Kamandi pour recevoir des soins. Des volontaires de la Croix-Rouge ont également été mobilisés pour récupérer les corps des personnes tuées lors de cette attaque.
D’après plusieurs témoignages recueillis à Vitshumbi, les assaillants auraient lancé leur opération aux environs de 20 heures. Ils auraient encerclé le village avant de s’en prendre aux habitants. Les circonstances exactes de cette attaque restent encore difficiles à déterminer, notamment en raison des difficultés d’accès et des moyens limités de communication dans cette zone.
Des habitants de Vitshumbi accusent des combattants Maï-Maï venus de Chansenga d’être derrière cette attaque. Selon ces témoignages, certaines victimes auraient été ciblées après avoir été accusées de collaborer avec les éléments de l’AFC-M23 présents dans la région. Ces accusations n’ont toutefois pas encore été confirmées par une source indépendante.
« Les assaillants seraient venus de Chansenga et auraient accusé certaines personnes de travailler avec le M23 », témoigne un habitant de Vitshumbi sous anonymat, craignant pour sa sécurité.
D’autres sources locales parlent d’une éventuelle action de représailles après des menaces proférées ces derniers jours dans la zone. Selon ces mêmes sources, certains habitants auraient été attaqués à l’aide d’armes blanches. Des informations qui restent également à vérifier.
Le petit village de Ndwali, situé à environ dix kilomètres de l’enclave de pêche de Vitshumbi, se trouve dans une zone caractérisée par une forte présence des groupes armés et des tensions liées au contrôle du territoire dans le parc national des Virunga.
Les habitants évoquent aussi un climat de méfiance entre différents groupes armés. Certains expliquent que des incidents antérieurs, notamment des saisies de biens appartenant à des acteurs locaux, auraient contribué à aggraver les tensions dans cette partie du territoire de Rutshuru.
À Vitshumbi, les familles des victimes ont commencé à organiser les cérémonies funéraires, alors que plusieurs personnes tuées n’étaient pas encore officiellement identifiées mardi.
Jusqu’à la rédaction de cette dépêche, aucune réaction officielle n’avait encore été communiquée par les autorités locales de Kishansa ni par les responsables de l’AFC-M23 concernant cette attaque. Le bilan reste provisoire et pourrait évoluer après la poursuite des recherches et la confirmation des informations sur le terrain.