Plusieurs maisons ont été endommagées et des toitures emportées par de violentes intempéries samedi 1 Août dernier à Vitshumbi, une enclave de pêche située sur la côte sud-ouest du lac Édouard, dans le territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu, ont rapporté dimanche des sources locales.
Un vent violent accompagné de fortes pluies a provoqué d’importants dégâts matériels dans cette pêcherie, touchant notamment des habitations, des églises et des établissements scolaires, selon les mêmes sources.
« Plusieurs maisons ont perdu leurs toitures et certains murs se sont écroulés. Des familles se retrouvent actuellement sans abri », a indiqué une source locale, sous couvert d’anonymat.
Le bilan exact des dégâts n’est pas encore disponible. Plusieurs habitants sinistrés passent la nuit à la belle étoile, tandis que certains tentent de réparer leurs habitations avec les moyens dont ils disposent.
« Nous espérons recevoir l’aide de nos proches. Nous avons besoin d’aide pour réparer nos maisons », a témoigné un habitant du quartier Majengo, à Vitshumbi.
La situation intervient alors que les habitants de cette enclave de pêche sont confrontés depuis plusieurs années à des difficultés économiques liées notamment à la baisse de la production halieutique du lac Édouard et l'instabilité sécuritaire. Des activistes environnementaux attribuent cette situation à plusieurs facteurs, dont la pêche illégale.
Les sinistrés appellent les personnes de bonne volonté, les organisations humanitaires et les autorités à leur venir en aide, notamment avec des matériaux de construction et une assistance destinée aux familles les plus affectées.
Vitshumbi est régulièrement exposée à des vents violents et à de fortes pluies qui endommagent des habitations et des infrastructures, notamment des écoles, des églises et le marché local.
« Certains élèves étudient dans une église depuis bientôt deux ans à la suite des dégâts causés à leur établissement », a indiqué un responsable d’une école publique de la place.
Selon ce responsable, aucune intervention du gouvernement congolais ou de ses partenaires n’a, à ce jour, permis de réhabiliter durablement l’établissement concerné.
Des militants environnementaux plaident par ailleurs pour davantage d’initiatives de protection de l’environnement, notamment la plantation d’arbres et la restauration de la couverture végétale, afin de renforcer la résilience des communautés face aux aléas climatiques.