RD Congo : les agents de la riposte contre Ebola manifestent à Bunia pour réclamer leurs salaires
La colère des manifestants s'est matérialisée dès la matinée par l'érection de barricades de pneus enflammés devant l'entrée principale de l'établissement. Cette action directe a temporairement paralysé les activités de cette structure sanitaire clé, illustrant le désespoir de ces agents de première ligne qui se disent oubliés par les autorités malgré les risques encourus au quotidien.
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​La tension est montée d’un cran ce mercredi 15 juillet 2026 à Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri. Excédés par plusieurs mois d’arriérés de paiement, les prestataires engagés dans la lutte contre la maladie à virus Ebola ont pris d'assaut les abords de l’Hôpital général de référence (HGR) pour exiger la régularisation immédiate de leur situation financière.

​La colère des manifestants s'est matérialisée dès la matinée par l'érection de barricades de pneus enflammés devant l'entrée principale de l'établissement. Cette action directe a temporairement paralysé les activités de cette structure sanitaire clé, illustrant le désespoir de ces agents de première ligne qui se disent oubliés par les autorités malgré les risques encourus au quotidien.

​Pourtant, ces prestataires jouent un rôle hautement stratégique dans le dispositif sanitaire local. De la surveillance épidémiologique à la désinfection des sites, en passant par la sensibilisation des communautés et l'organisation d'enterrements dignes et sécurisés, ils constituent le dernier rempart contre la propagation du virus. Aujourd'hui, ils dénoncent le non-respect des engagements financiers pris à leur égard et réclament une intervention urgente des décideurs pour débloquer leurs rémunérations.

​Ce mouvement de protestation intervient dans un climat particulièrement précaire, alors que l’Ituri fait toujours face à la menace de l’épidémie d’Ebola. Pour les observateurs de la santé publique, cette colère sociale pourrait avoir de lourdes conséquences, car un arrêt prolongé des opérations de terrain risque de fragiliser la riposte, d'ouvrir la voie à de nouvelles chaînes de transmission et de compromettre gravement les efforts collectifs déployés pour contenir le virus.


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