La République démocratique du Congo entrevoit enfin la fin du cauchemar. Selon le dernier rapport de l'Institut national de santé publique publié ce 13 septembre 2026, l'épidémie de maladie à virus Ebola franchit une étape décisive. Après des mois sous haute tension, la courbe des contaminations et des décès s'infléchit de façon constante depuis la fin du mois d'août.
Si le pic épidémique semble désormais dépassé, les ravages causés par le virus restent immenses. Le bilan cumulé sur les six provinces frappées par le virus, à savoir l'Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Bas et Haut-Uélé, la Tshopo et le Sud-Ubangi s'élève désormais à 7 200 cas confirmés et 3 475 morts, soit un taux de mortalité particulièrement redoutable de 48,3 %.
Pour autant, les efforts portés par la riposte médicale commencent à payer. On dénombre à ce jour 1 712 guérisons, soutenues par une dynamique encourageante de 20 nouveaux patients sortis d'affaires ces dernières 24 heures. Pendant ce temps, 923 personnes demeurent toujours hospitalisées ou placées sous isolement strict dans les structures de soins.
Sur le terrain, la stratégie de confinement s'affine pour empêcher tout rebond. Les équipes sanitaires parviennent désormais à tracer 88 % des personnes ayant été en contact avec des malades, tandis que le maillage aux frontières s'est considérablement renforcé avec le dépistage de près de 98 % des voyageurs aux points de passage.
Même si le danger décroît, les autorités maintiennent une vigilance maximale. Le cœur du dispositif reste braqué sur l'Ituri et le Nord-Kivu, foyers historiques de l'épidémie, sans pour autant relâcher la surveillance dans les zones récemment contaminées.