Les évêques de l’Assemblée épiscopale provinciale de Kinshasa (ASSEOKIN) se disent « profondément préoccupés » par la dégradation continue des conditions de vie du peuple congolais. Réunis du 7 au 10 octobre à Kinshasa pour leur session ordinaire, les prélats, parmi lesquels le cardinal Fridolin Ambongo, archevêque de Kinshasa, ont dressé un tableau sombre de la situation socio-économique et sécuritaire du pays.
Dans leur message final, ils dénoncent la persistance de l’insécurité et des violences, la recrudescence du banditisme ainsi que les conflits fonciers à répétition, qu’ils attribuent notamment à « une mauvaise administration de la justice ».
Les évêques s’inquiètent aussi du désœuvrement d’une grande partie de la jeunesse, de plus en plus exposée à la consommation de boissons fortement alcoolisées et de stupéfiants, souvent vendus sans aucun contrôle. Ils pointent du doigt la passivité des autorités face à ce phénomène, tout en déplorant l’état de délabrement avancé des infrastructures routières, qui freine la mobilité des personnes et des biens.
S’ils saluent les efforts entrepris pour améliorer ces infrastructures et d’autres secteurs sociaux, les prélats appellent le gouvernement à « redoubler d’efforts pour garantir le bien-être de la population ».
En tant que pasteurs, les évêques affirment leur foi dans le projet de « Pacte social pour la paix et le bien-vivre ensemble en RDC et dans les Grands Lacs », une initiative conjointe de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et de l’Église du Christ au Congo (ECC). Selon eux, ce pacte représente « la meilleure réponse aux défis du pays ».
Les évêques exhortent enfin les Congolais à s’approprier ce projet, déjà soutenu par plusieurs acteurs nationaux et appuyé par la communauté internationale, afin de bâtir une paix durable et renforcer la cohésion sociale.