L’est de la République démocratique du Congo a de nouveau sombré dans la terreur ce mercredi 22 juillet. Aux alentours de 13 heures, les combattants présumés des Forces démocratiques alliées (ADF) ont brutalement fondé sur les villages de Mandeite et Ndiapanda Bella, dans le territoire de Mambasa, exécutant au moins seize civils selon un premier bilan dramatiquement provisoire.
Cette attaque meurtrière vient concrétiser les pires craintes des riverains, qui signalaient des mouvements d'hommes armés particulièrement suspects depuis le début de la semaine. Sur le terrain, la situation demeure extrêmement tendue. Les assaillants rôdant toujours dans les environs, les opérations de recherche et de récupération des corps n'ont pas pu reprendre, laissant plusieurs dépouilles abandonnées sur les lieux du massacre et empêchant les autorités de dresser un bilan définitif.
Au-delà du sang versé, c'est toute une région qui s'en trouve terrassée. Prises de panique, des centaines de familles ont abandonné leurs habitations dans un exode massif, cherchant refuge dans les localités environnantes ou vers la ville de Beni, au Nord-Kivu. La paralysie est désormais totale : activités agricoles et commerciales sont suspendues, plongeant la zone dans une précarité humanitaire d'une extrême gravité.
Face à ce nouveau drame, la colère et le désarroi de la société civile locale éclatent au grand jour. Dénonçant l'insuffisance criante des effectifs des Forces armées de la RDC (FARDC) déployés dans ce secteur vulnérable, les acteurs locaux interpellent vivement Kinshasa. Ils exigent un renforcement militaire immédiat et massif afin de sécuriser les populations abandonnées à leur sort et d'extirper définitivement la nébuleuse ADF de cette région meurtrie.