La nuit a failli virer au drame pour la communauté éducative de Bulengera. Dans l’obscurité de ce passage du 5 au 6 avril, l’Institut du Complexe scolaire Mariane, situé au cœur de la cellule Mavono, a été la cible d’une intrusion qui aurait pu réduire l’établissement en cendres.
Tout commence par une effraction nocturne. Des inconnus, visiblement en quête d'un butin facile, forcent les portes de la direction. Mais après avoir retourné les dossiers et fouillé les moindres recoins, les cambrioleurs font face à une réalité décevante : pas de l'argent trouvé. C’est alors que le dépit semble avoir pris le dessus sur le simple vol. Dans un acte de vandalisme gratuit, les intrus tentent de mettre le feu au bureau, utilisant des documents administratifs et un rideau comme combustibles.
Par une chance inouïe, les flammes ne trouvent pas l'élan nécessaire pour embraser la structure et s’éteignent d'elles-mêmes, épargnant ainsi le bâtiment d'un désastre majeur. Au petit matin, les responsables de l'école constatent avec amertume le fait. Si les dégâts restent superficiels, le sentiment d'insécurité, lui, est profond.
Face à cette menace qui pèse désormais sur les infrastructures scolaires du quartier Kamesi-Mbonzo, la direction de l'Institut ne compte pas en rester là. Elle exige l’ouverture d’une enquête diligente et interpelle les autorités sur l’urgence de sécuriser les lieux de savoir, afin que l’éducation ne soit plus la cible de la frustration des délinquants.